Février a quelque chose de particulier.
L’hiver est encore là, bien installé.
Mais dans la tête, autre chose commence à apparaître.
Une envie d’été diffuse.
Pas encore un projet.
Plutôt une sensation.
On ne parle pas de partir.
On parle de se souvenir.
Attendre l’été, sans vraiment attendre
Attendre l’été, ce n’est pas compter les jours.
C’est ressentir un manque léger.
Le manque de lumière plus franche.
De soirées plus longues.
De vêtements qu’on porte sans réfléchir.
On continue de vivre l’hiver, mais l’esprit commence doucement à glisser ailleurs.
Vers quelque chose de plus simple.
De plus libre.
Nostalgie été hiver: une douceur étrange
La nostalgie été hiver n’est pas mélancolique.
Elle est rassurante.
Elle rappelle que l’été a existé.
Qu’il reviendra.
Qu’il laisse des traces.
Une musique entendue par hasard.
Une photo qui ressort.
Un parfum familier.
Ces souvenirs ne font pas mal.
Ils réchauffent.
Souvenirs d’été en plein hiver
Les souvenirs d’été hiver prennent une autre dimension.
Ils deviennent presque précieux.
On se souvient des détails.
Des moments simples.
Des instants qu’on n’avait pas pris le temps de remarquer sur le moment.
Un dîner tardif.
Un t-shirt porté trop souvent.
Un rire qu’on entend encore.
L’hiver donne de l’espace à ces souvenirs.
Il les rend plus nets.
Anticipation été: une projection douce
L’anticipation été commence rarement par une destination.
Elle commence par une intention.
Vivre plus dehors.
Ralentir.
S’entourer mieux.
Ce n’est pas encore l’été.
Mais c’est déjà une façon de s’y préparer intérieurement.
Rêver de l’été, même en février
Rêver de l’été, ce n’est pas fuir le présent.
C’est lui donner une perspective.
Imaginer des journées plus longues.
Des soirées improvisées.
Des habitudes qui changent.
Ces projections allègent l’hiver.
Elles lui donnent une fin.
L’été dans la tête, avant le calendrier
Avoir l’été dans la tête, ce n’est pas être pressé.
C’est être prêt.
Prêt à accueillir ce qui revient chaque année.
La lumière.
La liberté.
La simplicité.
L’envie d’été n’est pas un caprice saisonnier.
C’est un rappel.
Un rappel que certaines sensations comptent plus que le reste.
Et qu’elles finissent toujours par revenir.
Même quand l’hiver semble encore long.
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